Lancement d'une souscription pour l’acquisition de la tapisserie «  Bestiaire », œuvre de Jean Lurçat

L’Académie des beaux-arts lance une souscription publique exceptionnelle en vue d’acquérir Bestiaire, tapisserie réalisée en 1930 par Jean Lurçat, afin de permettre à cette œuvre majeure de retrouver son emplacement d’origine au sein de la Maison-atelier Lurçat, propriété de l’Académie située à Paris.

Pour participer à la souscription : https://www.maisonatelierlurcat.fr/appel-a-souscription/

La tapisserie sera exceptionnellement présentée chez Christie’s les 6 et 7 mai prochains.

Conçue spécifiquement pour ce lieu, Bestiaire (300×645 cm) s’inscrivait pleinement dans la vision de l’artiste, profondément attaché à la dimension murale et architecturale de la tapisserie. Réalisée entre 1929 et 1930 pour orner le mur ouest du séjour du deuxième étage de la maison-atelier édifiée par son frère André Lurçat, elle dialoguait avec un mobilier conçu par Pierre Chareau, notamment un canapé-corbeille recouvert d’une tapisserie au petit point aujourd’hui disparue.
Longtemps considérée comme perdue, la tapisserie a été récemment redécouverte par la maison Christie’s. Elle appartenait à Ayala Ben Tovim et ornait jusqu’en 1982 le mur principal de sa résidence à Tel-Aviv. Cette redécouverte intervient alors que la maison de l’artiste a ouvert ses portes au public en juillet 2025, à l’occasion du centenaire de sa construction.
Réalisée dans l’atelier de Marthe Hennebert sa première épouse, elle est importante pour la compréhension de l’œuvre de Lurçat. Elle traduit les tensions et les inquiétudes d’une époque marquée par les prémices de bouleversements majeurs. Cette composition monumentale fait écho à l’univers du livre d’artiste de Jean Lurçat Limbes, réalisé la même année à partir des quatrains de Charles-Albert Cingria. Fait remarquable, la maison conserve également dans ses collections le projet original de l’œuvre, sous la forme d’une grande gouache sur carton.