Née en 1939, elle a voulu « porter à la connaissance de tous l’immense labeur des femmes ».
Dès son arrivée au MLF en 1970, elle tricote des pulls de 2 mètres de haut et fait des collages contestataires sur l’avortement, publiés dans le Torchon Brûle.
"Issue d’un milieu modeste, Raymonde Arcier est une authentique autodidacte qui gagne sa vie comme employée de bureau. Son existence va basculer dans la création par la rencontre en 1970 du MLF (Mouvement de Libération des Femmes). Pendant des heures, elle va se mettre à crocheter la laine, le coton, le métal, retrouvant l’art du tricot qu’elle pratiquait enfant, entre sa mère et sa sœur. Progressivement, des œuvres grandioses naissent sous ses doigts comme des tricots monumentaux, des poupées plus grandes que nature, des assemblages de serpillières, des pailles de fer pour casseroles.
Elle remet en question le pouvoir du père, en réalisant une immense sculpture de femme intitulée Au nom du père (1977) figurant une femme monumentale de trois mètres de haut portant des courses et un enfant.