Shin Sung Hy

Si le travail de Shin Sung Hy, né en 1948 en Corée, entretient des rapports évidents, quoique distants, avec le dansaekhwa, mouvement pictural coréen qui prend son essor dans les années 1970 et qui se traduit littéralement par « peinture monochrome », il est surtout profondément nourri de l’exemple de Supports-Surfaces. Il vient d'ailleurs vivre à Paris au début des années 80 et il y restera plus de vingt ans. Il meurt en 2009.
Au début des années 1990, Shin Sung Hy développe plusieurs séries d’œuvres, regroupées sous le nom de « Couturages », qui se distinguent matériellement des productions de la décennie précédente. Elles en sont cependant en partie les héritières, tant elles font la synthèse entre une volonté de retour à la peinture de chevalet et l’esprit des œuvres en carton réalisées entre les années 1980 et le début des années 1990 qui sont des collages. 
Dès 1997, il développe une nouvelle technique donnant naissance à la série des « Nouages ». Il peint d’abord une toile, puis la coupe en bandes de 1 à 2 cm de large. Il noue ensuite ces bandelettes les unes aux autres et les relie à un châssis ou à une autre toile partiellement découpée, pour créer une œuvre tridimensionnelle animée par un vibrant réseau de nœuds, de lanières et de trous. Le travail de Shin Sung Hy est peu connu en France et le musée Cernuschi permet de le découvrir en lui consacrant une exposition monographique en 2026.

https://www.cernuschi.paris.fr/fr/expositions/shin-sung-hy